Les fantasmes du Brexit sont peut-être vaincus, mais la réalité du Brexit est un ennemi bien plus coriace | Rafael Behr

Rafael Behr - TheGuardian - 17/07
Ce n'est que lorsque les œillères de l'idéologie eurosceptique seront levées que l'ampleur de la tâche consistant à réparer les relations avec l'UE deviendra claire, estime le chroniqueur du Guardian, Rafael Behr.

Rishi Sunak n’a pas choisi des élections anticipées en juillet pour que sa défaite lui évite d’avoir à organiser demain le sommet de la Communauté politique européenne (CPE), mais c’est un devoir auquel il est heureux de renoncer.

Les protocoles de camaraderie continentale ne sont jamais venus naturellement au chef conservateur et son parti l’aurait méprisé pour les avoir simulés. En revanche, Keir Starmer est reconnaissant que le rassemblement à Blenheim soit une occasion de montrer comment la Grande-Bretagne, sous un gouvernement travailliste, est libérée de la névrose du Brexit.

L'EPC ne fait pas partie de l'UE. Il a été conçu par le président français Emmanuel Macron en 2022 après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, comme un moyen d’inclure les États non membres de l’UE dans un cercle plus large de solidarité européenne. Il s'agit d'un atelier de discussion, pas d'une organisation de traités. Le but vague et l’imprimatur de la vanité de Macron en font un objet de scepticisme dans certains couloirs bruxellois. En tant que rampe de lancement pour la « réinitialisation » de la politique européenne de Starmer, c’est parfait.

Le Premier ministre veut projeter un maximum de bon voisinage sans paraître impatient de régler les détails épineux du règlement commercial post-Brexit de la Grande-Bretagne – une négociation pour laqu...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...